Crudivorisme pas une religion

Le crudivorisme n’est pas une religion

De nos jours, dans la plupart des pays occidentaux, mais pas seulement, une part importante de l’alimentation est composée d’aliments transformés et dénaturés. Il en résulte bon nombre de problèmes de santé dans ces populations. Une meilleure alimentation, plus riche en végétaux de toutes sortes et plus naturelle, contribuerait à renverser cette tendance.

Des régimes basés sur les végétaux

Parmi les régimes alimentaires basés sur les végétaux, on retrouve entre autres le végétarisme, le végétalisme et le véganisme. Pour faire court, dans le premier, la consommation de produits animaux comme les laitages, les œufs et parfois même les poissons est tolérée.

Par contre, les végétaliens n’admettent aucun produit animal dans leur alimentation. Ils s’abstiennent même souvent de manger du miel, considérant les insectes comme des animaux à part entière.

Le véganisme pour sa part, s’apparente à une sorte de prolongement du végétalisme. C’est un mode de vie dont les fondements tendent à exclure toute forme de cruauté ou exploitation animal, que ce soit dans un but vestimentaire, alimentaire ou autre.

 

Le crudivorisme, c’est quoi ?

Dans la même mouvance que le végétalisme, le crudivorisme est une forme d’alimentation qui est le plus souvent exclusivement végétal, bien que certains consomment un peu de viande, d’oeufs ou de poissons crus, par exemple. Par contre, ce qui distingue ce régime des autres, c’est que les aliments cuits en sont généralement totalement exclus.

 

Plusieurs écoles de pensée

Aussi, on trouve dans le crudivorisme plusieurs écoles de pensée. Tout d’abord ceux qui se disent frugivores (qui mangent surtout des fruits et une peu de graines), puis granivores (principalement des graines), puis « instinctos » (qui choisissent par le ressenti un seul aliment cru qui leur convient le temps d’un repas) et ceux qui pratiquent l’alimentation vivante. Dans ce dernier cas, il s’agit de consommer des aliments crus, habituellement végétaliens, non transformés et biologiques dans la mesure du possible.

 

Je ne suis pas crudivore, je mange cru

Pour ma part, je ne considère faire partie d’aucun de ces groupes. En fait, bien que je penche plutôt vers l’alimentation vivante, je ne désire surtout pas en faire un dogme.

En effet, je ne suis pas crudivore, je mange cru. Et la nuance est importante. En fait, je dirais que 75 à 80 % d’aliments crus sont, pour moi, un moyen de me sentir bien et d’atteindre une pleine vitalité. Ceci tout en évitant les frustrations dues à un régime trop strict. Par la même occasion, et ce n’est pas négligeable, j’arrive à conserver un bon équilibre dans mes relations sociales.

Et d’ailleurs, je suis bien consciente que la plupart des crudivores mangent à peu près dans un tel ratio d’aliments crus (80 %). Je serais donc crudivore ? Ok. Peut-être que certains voudront le dire. Mais, je tiens tout de même à la nuance.

Car, ce que je veux exprimer surtout par cette phrase (Je ne suis pas crudivore, je mange cru) qui peut paraître provocante, c’est que je ne me définis pas par mon alimentation. Et c’est un point qui m’apparaît important.

 

Le crudivorisme n’est pas une religion

En fait, je considère aussi qu’il peut être risqué de brandir un titre alimentaire au regard de l’autre, et parfois même au regard de soi-même. Cela crée nécessairement des attentes. De se dire crudivore ou végan ou je ne sais quoi d’autre d’ailleurs, peut faire en sorte de se sentir pris dans ce carcan, comme dans un dogme.

Non, le crudivorisme n’est pas une religion. Mais, la pression sociale dont je parle ici pousse certaines personnes jusqu’au malaise, plus ou moins profond selon le cas. Dans les faits, par exemple, il peut devenir difficile d’oser manger un morceau de poisson ou un œuf cuit par peur du regard de l’autre, par honte de ne pas réussir ce régime que l’on s’était fixé et que l’on sait par ailleurs, si bon pour nous. Et l’on se sent alors, frustré. Ensuite, les sentiments négatifs engendrent du stress dans l’organisme et peuvent nuire tout autant à la santé, sinon plus, que la malbouffe elle-même.

 

Le stress, pire que la mauvaise alimentation

D’ailleurs, depuis quelques années déjà, un nouveau terme est apparu dans le vocabulaire médical francophone. Il s’agit de l’orthorexie. Ce mot est défini comme étant un souci obsessif d’une saine alimentation. J’ai parfois l’impression que cette maladie a été inventée pour empêcher les gens conscients de l’importance de leur santé à faire une transition alimentaire digne de ce nom. Cependant, il demeure vrai que le mauvais stress a des impacts sérieux sur l’organisme qui peuvent devenir pire que la mauvaise alimentation. Il faut donc en être conscient.

Aussi, il faut se donner le droit à quelques écarts alimentaires. Ce n’est d’ailleurs pas nocif en soi. Il faut simplement savoir doser, selon nos sensibilités et notre capital de santé. Il peut même être judicieux de choisir ses écarts en fonction de leur degré de nocivité et de notre attrait pour l’aliment « interdit ». Et même de les programmer dans notre diète, si nécessaire.

 

Se programmer des écarts alimentaires pour les limiter

En effet, surtout au début d’une transition alimentaire, il faut y aller progressivement. J’insiste. Une façon de le faire est de lister les aliments que l’on sait être mauvais pour notre santé, mais difficiles à abandonner complètement.

Le fait de se permettre ces aliments de manière occasionnelle (par exemple, une fois par semaine), peut s’avérer une bonne stratégie pour en limiter la consommation. Car, en plus de limiter le sentiment de frustration qui nous amène parfois à nous laisser aller dans des fringales malsaines et soutenues, le fait de choisir ce que l’on aime le plus parmi ce que nous ne devrions théoriquement pas manger, nous détourne aussi des aliments malsains que nous mangeons par automatisme plus que par réelle envie.

 

Un exemple

Ainsi, par exemple, je pourrais me permettre un peu de croustilles une fois par mois (ou par semaine au début, ça dépend de chacun). Je les choisis nature pour limiter tous les additifs chimiques des autres saveurs. Et je prends conscience que les fameuses biscottes du commerce ne me plaisaient pas tant que ça finalement. Je les mangeais seulement parce qu’ils étaient dans le garde-manger. Je décide de ne plus les acheter à l’avenir.

Et pour remplacer les biscuits au chocolat que j’aimais bien, j’en fais moi-même de bien meilleurs et avec des aliments qui soient sains. Et qui sait, il est probable que ces biscuits deviennent, au fil du temps, de bonnes collations crues à base de dattes, amandes et cacao. En plus d’être délicieux, ils seront bon pour moi.

Mais, je suis là, à vous suggérer de planifier des prises alimentaires cuites, tout en vous annonçant que je ne suis pas crudivore.

Pourquoi La Voie du Cru alors ?

Mais, pourquoi donc créer un blog sur ce sujet si je ne suis pas strictement crudivore, me demanderez-vous ? Bien sûr, le sujet a été traité en partie à la fin de mon premier article intitulé : Mon départ sur la voie du cru

Par contre, je trouve pertinent de rajouter ici que le titre n’a rien à voir avec la finalité. Je veux dire que vous n’avez absolument pas besoin d’être crudivore, végétarien, végétalien ou de quelqu’autre nature pour apprécier mes articles ou pour manger cru. Il suffit d’avoir à cœur d’avancer en connaissance et conscience vers la santé, par des choix alimentaires éclairés.

En fait, je tiens ce blog car je considère qu’un aliment ne peut être sain que s’il est naturel. Ce qui fait de l’alimentation vivante une excellente base d’alimentation pour tous. La meilleure selon moi, et sans aucun doute. Et la science démontre régulièrement, depuis plusieurs années maintenant, que baser son alimentation sur des végétaux, les moins transformés, les plus frais et variés possibles, est une bonne stratégie pour être en santé et le demeurer.

Donc, sachant cela, La Voie du Cru se veut un site sur le cheminement vers une alimentation saine. Et le mot CHEMINEMENT prend ici toute son importance. En effet, la VOIE comme un parcours que l’on emprunte. Et, en plus d’être important en lui-même, un parcours peut durer toute une vie. Le CRU, c’est l’aliment naturel, brut, non transformé.

La Voie du Cru, c’est un espace où je partage avec vous les informations que j’accumule et je teste depuis une dizaine d’années sur ce sujet qui me tient tant à cœur et qui est si fondamental : avancer sereinement vers une alimentation naturelle au service de la santé, avec plaisir, bonheur et vitalité.

Finalement, l’équation est assez simple. Pour améliorer considérablement sa santé, il suffit d’avoir un mode de vie équilibré. Parmi les choix qui en font partie, il est important d’augmenter progressivement la quantité de végétaux que nous ingérons. Et sans nécessairement se dire crudivore, il est important de limiter les aliments sans réelle valeur nutritive. Il faut par ailleurs les remplacer par un maximum d’aliments non-transformés, végétaux, crus et variés. Cela, sans faire une religion de notre régime alimentaire. Sereinement. Un cheminement progressif remplit de plaisirs gourmets et de bonne humeur. Et avec moi, sur La Voie du Cru, si vous le voulez bien.

 

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