Mon rapport à la nature

Dans le cadre d’un carnaval de blogueurs, je partage avec vous, un article un peu différent dans le ton : une réflexion sur mon rapport à la nature.

Mais, qu’est-ce qu’un carnaval de blogueur, me direz-vous? C’est un évènement initié par un blogueur qui en invite d’autres, pour traiter d’un sujet particulier, et cela, selon divers points de vue.

Dans le cas présent, le blogueur hôte est Adrien Coquelle du magnifique blog Pose Nature qui traite de photographie animalière et de nature. Cet article sera donc compilé par ses soins avec tous ceux des autres participants en un superbe e-book en format pdf. Aussi, vous pourrez consulter cette exceptionnelle compilation en cliquant ici.

Maintenant, pour rentrer dans le vif du sujet, voici le thème de cet évènement inter-blogueurs ainsi que ma réflexion sur celui-ci.

 

Mon rapport à la Nature : ce qu’elle a changé dans ma vie

La nature, un lieu d’apprentissage inégalable

Je viens de la nature. J’ai grandi auprès d’elle, bercée au son de la rivière, au bruissement de l’eau. La forêt m’a vu grandir. Elle a été mon premier terrain de jeu, un lieu d’apprentissage inégalable.

 

Chez-moi, comme le disait si bien Gilles Vigneault dans sa célèbre chanson, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver. On dit que la nature dort à cette période de l’année. C’est sans doute assez vrai. Elle demeure pourtant là, à nous mettre au défi, à nous forger un caractère.

 

La nature n’a pas changé ma vie, elle l’a façonnée

En effet, la nature nous offre le dépassement de soi sur un plateau d’argent. Déjà toute petite, les activités qui m’ont le plus fait grandir venaient d’elle. En montant ses arbres, en grimpant ses collines, en affrontant les vagues de ses étendus d’eau ou le courant de ses rivières, la nature m’a fait grandir.

Définitivement, la nature n’a pas changé ma vie, elle l’a façonnée. Elle fait partie de moi. Je suis une partie d’elle.

D’ailleurs, ne dit-on pas, tel est sa NATURE, pour parler du tempérament de quelqu’un ?

 

En ville, la nature me semble si triste

Maintenant, j’habite à la ville. Je m’y suis plus ou moins bien adaptée d’ailleurs. La nature est là, mais il semble qu’elle n’y dort pas que l’hiver. On dirait qu’elle se cache pour ne pas se faire salir par la folie des Hommes, trop nombreux et si inconscients de leurs méfaits sur elle. En ville, la nature me semble si triste

Mais, je la vois parfois sourire, au détour d’une journée d’été. Par exemple, lorsque mes fils attrapent les rayons de soleil qu’elle leur offre si généreusement. De la même façon, lorsque mon plus jeune grignote des tomates cerises qu’il cueille dans le jardin ou que mon plus grand revient le visage jaune d’avoir dévorer des fleurs de pissenlits.

 

La nature, source de nourriture

Et c’est probablement là que mon rapport à la nature est le plus intense, à travers cette relation quotidienne, teintée d’intimité : la nature, source de nourriture. En effet, elle nous offre ce qu’elle a de plus précieux : la vie. Et c’est à même cette source que je veux puiser au maximum pour me nourrir et nourrir ma famille.

 

Nous sommes ce que nous mangeons

C’est, qu’en quelque sorte, nous sommes ce que nous mangeons. En effet, rien ne se perd, rien ne se crée. Tout se transforme. Les éléments constitutifs de nos corps sont pris à même ceux des aliments que nous consommons.

Bien sûr, c’est réducteur de le dire ainsi. Nous sommes bien plus que cela. Mais, de manière très simplifiée, les nutriments contenus dans nos aliments sont les briques qui servent à nous construire. Ils sont aussi le carburant qui nous donne (ou non) l’énergie dont nous avons besoin. Ils sont aussi des éléments plus subtils qui nous permettent de réguler des réactions complexes. Sans parler de leurs influences sur ce microbiote si important, que nous connaissons pourtant à peine et depuis si peu longtemps.

Dans cet optique, choisir les matériaux qui nous constituent m’apparaît une démarche importante, voire déterminante. Ce n’est pas rien de le dire. Mon rapport à la nature, puisqu’elle est le socle sur lequel j’appuie mon alimentation, change complètement ma vie en étant un gage de ma santé.

 

 

Éviter les problèmes de santé par une alimentation naturelle

En effet, tant de problèmes de santé pourraient être évités si notre alimentation était complètement naturelle, voire même principalement crue. Nous en tirerions ainsi le maximum de nutriments, déjà parce qu’ils seraient présents en quantité suffisante et ensuite, parce qu’ils ne seraient plus détruits par la chaleur.

Parallèlement à cela, nous ne produirions pas de molécules nocives comme c’est le cas avec les cuissons à hautes températures telles que la friture, le grill ou même la poêle lorsque le feu est élevé.

En fait, pour moi, c’est depuis longtemps une évidence. L’être humain doit manger ce qui se trouve de bon à l’état naturel. Je veux parler des fruits, des légumes, des feuilles vertes de toutes sortes, plantes médicinales, des noix, des graines germées et d’un peu de produits animaux, si cela est possible dans le plus grand des respects de ceux-ci et de l’environnement.

D’ailleurs, c’est pour cette raison que j’ai créé le blog La Voie du Cru.

 

Enrichir une industrie agroalimentaire destructrice

Effectivement, la nature nous procure ce dont nous avons besoin pour nous nourrir. Mais, nous préférons trop souvent enrichir une industrie agroalimentaire destructrice, tournée vers le profit et le pouvoir. Nous aimons mieux avaler des « couleuvres » (et en boîte s’il vous plait), des produits dont les goûts trompent nos papilles et notre bon sens pour nous tirer vers la dépendance et la maladie.

 

 

L’agriculture industrielle a faillie à sa promesse

L’agriculture industrielle a failli à sa promesse de nourrir le monde. Elle le tue à petit feu. Elle nous empoisonne lentement. Et le pire, c’est qu’elle a notre consentement.

Ainsi, non seulement ce qu’elle produit est rempli d’éléments toxiques, mais en plus, elle détruit la nature, tue la terre qui produit de moins en moins, en quantité et en qualité.

 

Des études universitaires tournées vers la nature

Ce sont mes études en agronomie et en biologie végétale qui m’ont fait constater tous les dégâts que peuvent causer une agro-industrie trop souvent irresponsable.

Effectivement, ces études universitaires tournées vers la nature m’ont bien montrées à quel point l’agriculture allait dans le sens contraire au bien-être de la planète. Et bien que j’aie toujours été profondément concernée par ce sujet, j’y ai vu l’ampleur de la destruction de l’environnement que l’humain peut causer en cultivant la terre.

Mais, j’ai aussi pu y constater tout le génie de l’être humain lorsqu’il se rapproche de l’environnement pour exploiter ses ressources de manière responsable. En fait, ces études ont participé à faire évoluer mon rapport à la nature.

 

 

L’agriculture dans mon rapport à la nature

En effet, elle est inspirante, la nature. Et si l’Homme l’observe, il y trouve les réponses à ses questions, les solutions à ses problèmes. En fait, il n’a qu’à ne pas s’en éloigner pour se trouver en paix, en santé, bien avec lui-même et avec les autres.

Mais surtout, s’il l’observe, l’être humain retrouve en la nature, les méthodes et techniques qu’il doit mettre en pratique pour se nourrir tout en la préservant et en vivant en harmonie avec elle. C’est le cas, entre autres, de l’agriculture biologique, de l’agroforesterie et de la permaculture.

Bien sûr, ces modes d’agricultures ne se valent pas tous. Je mettrais le premier comme un strict minimum et la permaculture en tête de liste des pratiques à privilégier pour garder une nature saine et un corps sain. Aussi, bien que le sujet soit passionnant et surtout si vaste, je n’élaborerai pas plus ici, mais je compte bien le faire dans un article ultérieur sur mon blog.

C’est que l’agriculture fait partie de mon rapport à la nature. En effet, elle a participé à orienter mes études, ma vie professionnelle, elle influence mon alimentation au quotidien, mes choix vestimentaires (et oui, les fibres textiles sont issues de l’agriculture) et tant d’autres sphères de ma vie.

 

 

Enfin, la nature est ce que l’humanité a de plus précieux. Un don de Dieu, malheureusement mis à mal. Et pourtant, elle ne demande qu’à nous nourrir, nous vêtir, à nous inspirer, à nous faire évoluer. Et si nous en profitions, nous nous porterions tellement mieux. Si nous nous tournions vers elle pour redevenir des êtres remplis de vie, aux pensées claires et à l’énergie débordante. Mangeons naturel ! Mangeons cru ! Vivons sainement et en harmonie avec la nature ! Nous en ressortirons régénérés et plus digne de notre humanité.

C’est en tout cas, le choix que je fais au fil des jours. Et si vous voulez m’accompagner sur cette voie, lisez-moi et participez de vos commentaires sur La Voie du Cru.


En terminant, je vous rappelle que vous retrouverez cet article à l’intérieur d’un magnifique ebook format pdf disponible ici, sur le site inspirant Pose Nature. Comme je vous l’ai mentionné précédemment, vous y trouverez aussi les réflexions d’autres blogueurs sur le thème de l’influence de la nature sur leur vie.

N’oubliez pas de profiter de la nature et bonne lecture.

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5 commentaires sur “Mon rapport à la nature

  1. Merci Julie pour ce superbe article qui devrait se répandre comme une épidémie 😉

    “Lorsque toutes les eaux seront empoisonnées, les derniers fruits infestés et le dernier arbre abattu, alors ils constateront que le pognon ne se consomme pas” 🙁

  2. Merci pour cet article passionnant.
    Je partage tout tes points de vue à propos de l’agriculture industrielle et de l’alimentation moderne… La Nature est si belle et si généreuse, elle nous donne tout se dont nous avons besoin, mais nous l’avons oublié, portés par les sirènes de la facilité de la société de consommation.
    Très bonne journée à toi

    1. Eh bien, merci à toi Esther !
      En effet, j’aime bien m’imaginer quelques centaines d’années plus tôt, en pleine nature, et tenter de m’alimenter des fruits et autres aliments que la nature nous offre, simplement, et si généreusement.

      Évidemment, mon imagination rend certainement l’histoire un peu idyllique, mais comme l’oiseau trouve sa nourriture et ne pense pas à ce qu’il mangera demain, l’Homme a probablement déjà profité de la richesse et de l’abondance de la nature. Maintenant, le petit de l’être-humain croit que les œufs sont fabriqués directement dans les frigos du super-marché. Il y a donc beaucoup à faire pour que les prochaines générations soient un peu plus connectées à la nature, en santé et plein d’énergie. Mais, il y a toujours de l’espoir.

      Au plaisir

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